Jamais rubrique n’a aussi bien porté son nom qu’avec ces portraits funéraires dits « du Fayoum ». Ils sont « images de l’arrêt même », dira d’eux Jean-Christophe Bailly dans l’ouvrage qu’il leur a consacré. Une somme de regards oubliés dans l’obscurité des tombes qui jadis les accueillirent. Depuis près de deux millénaires, ces « personnes » semblent questionner le point de bascule qui fait passer un individu de vie à trépas. Étonnamment, le vocable « personne » renferme cette particularité qui lui fait désigner un individu de même qu’il en constate l’absence.
Qu’ils soient peints à l’encaustique ou à la tempera, sur plaque de bois ou toile de lin, ces figures furent réalisées à la seule fin
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