« Vous êtes, Monsieur, un des plus curieux esprits de notre temps, des plus autonomes, des plus rétifs à ses entraînements. » C’est avec ces mots que René Huyghe accueillit Roger Caillois à l’Académie française, le 14 janvier 1971. Qu’ajouter de plus ? Rien, si ce n’est qu’entrait ce jour-là, sous la Coupole, un écrivain dont l’œuvre plongeait très tôt ses racines dans l’étude du sacré.
Beaucoup d’entre nous ont lu Le Sacré et le Profane de Mircea Eliade, puis, peut-être, se sont lancé à l’assaut de La Violence et le Sacré de René Girard, ou bien ont étudié Jung et la question du sacré de Tardan-Masquelier, ou encore, plus récemment, ont plongé dans L’Odyssée du sacré de
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