S’accorder un temps de paresse signifie-t-il ne rien faire ? Doit-on considérer comme paresseux celui qui s’adonne à l’otium, aux loisirs studieux, à l’introspection ? Le franc-maçon doit-il culpabiliser quand il lâche prise ? Rien n’est moins sûr, car aborder les rivages de la paresse sous le seul angle de la morale est stérile.
Ouvrons notre réflexion par la constatation d’un paradoxe : si le travail est bien l’un des principes fondateurs et fondamentaux des sociétés modernes, la paresse et le repos sont l’aspiration de l’humanité. Mais cette même paresse n’a jamais eu bonne presse et, de tout temps, ses contempteurs ont fait feu de tout bois. Pensez donc
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