Aux bornes du monde connu de la Méditerranée antique se dressaient les Colonnes d’Hercule, au-delà desquelles se trouvait ce qui pour Platon était le véritable Océan, conduisant à la seule terre « qui mérite de porter véritablement le nom de Continent », évocation de cette Terre Pure que décrivait Socrate peu avant sa mort.
Aux bornes du monde profane se dressent deux colonnes d’airain. Devant la porte du Temple, elles marquent la frontière de deux mondes, elles témoignent de la perpendiculaire, cette dimension verticale qui relie le monde matériel au monde spirituel, et elles nous signifient un moyen de passage du monde profane au monde sacré.
Depuis que l’homo erectus s’est dressé
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