Depuis quelques décennies, les manuscrits repérés sous les noms de Regius et de Cooke seraient des références incontournables de l’historiographie maçonnique. Cela, pour deux raisons complémentaires. D’une part, ils contiendraient, dit-on, les plus vieilles obligations (Old Charges) de la maçonnerie de métier, et fourniraient alors le socle de la tradition opérative. D’autre part, ils présenteraient l’avantage de permettre aux spéculatifs eux-mêmes de remonter à l’origine de certaines de leurs pratiques, notamment en ce qui concerne la tenue des loges. L’idée dominante serait en effet de considérer que, puisque la franc-maçonnerie aujourd’hui connue aurait ses premières manifestations en Angleterre, et puisqu’elle serait dans la filiation des associations corporatives apparues à l’époque médiévale, ces deux manuscrits formeraient un matériau de premier
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