Le chemin est à la voirie ce que la cabane est à l'architecture, l'épouvantail à la statuaire ou la fanfare à l'orchestre symphonique. Je me souviens avoir entendu un choral de Bach interprété par des cuivres, dont un hélicon... Audacieux ! Une fantaisie harmonique livrant un Jean-Sébastien primesautier, d'une gaieté métaphysique...
Le chemin ressemble à l'Harmonie-Fanfare : imprévu, original et pénétrant. Il ne craint pas les terres oubliées et les friches plus vivantes que les accotements routiers. On ne le suit pas en se souciant de la vitesse, des priorités de droite ou de gauche, et les dépassements y prennent la figure de rencontres. Il invite à une rêverie déambulatoire interdite aux adeptes de la performance. À le
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