La morphosyntaxe verbale (expression pédagogique et savante de la conjugaison !) autorise d’audacieux et paradoxaux raccourcis. Ainsi le passé peut être composé comme le futur peut être antérieur. Les grammairiens s’y vautrent comme des chats sur un canapé. Parfois, ils ronronnent… Les chats, pas les grammairiens qui, eux, vitupèrent contre l’imparfait du présent. Car le présent est toujours imparfait. Et c’est la tradition qui est appelée à la rescousse pour le défendre ou combler ses lacunes.
Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les pères qui engendrent la tradition, mais les fils. Car ce qui reste du passé renaît par l’utilisation qu’ils en font au présent. Ils l’appellent « tradition
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