Poser que la beauté peut sauver le monde, est-ce affirmer un principe absolu ? Sans doute pas si l’on ne considère que l’approche métaphysique occidentale qui inspire cette sentence. Il est possible, même, que l’éclairage qu’apporte l’immanence spinoziste ne suffise pas. Peut-être est-il alors opportun de faire appel à la pensée chinoise, tout imprégnée de cette tendance naturelle des choses à être comme elles sont.
« Est-il vrai, prince, que vous ayez dit un jour que la beauté sauverait le monde ? » Quand Dostoïevski fait prononcer cette phrase à Hippolyte, parlant au héros de L’Idiot, le prince Mychkine, il s’inscrit dans le cadre de la chrétienté orthodoxe russe du XIXe
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