S’il fut un destin placé sous le signe de la jeunesse, ce fut bien celui de Jean Zay, personnage essentiel de l’histoire de la République comme de celle de la franc-maçonnerie, lui qui fit tout très jeune, y compris mourir, à l’âge de trente-neuf ans, au terme d’une carrière fulgurante.
Né le 6 août 1904, à Orléans, d’un père juif, exerçant la profession de journaliste, et d’une mère protestante, exerçant celle d’institutrice, Jean Zay, excellent élève, y effectua ses humanités, marquées tout à la fois par la création d’un journal lycéen et l’obtention du prix de composition littéraire au Concours général de 1922, puis du prix de philosophie
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