Temporel ou spirituel, l’architecture manifeste le pouvoir. Religieuse ou laïque, abstraite ou foisonnante, elle reflète constamment son exercice et sa force.
Depuis les origines, l’architecture est principalement l’apanage du pouvoir. En effet, construire nécessite beaucoup de moyens : logistiques, financiers, bien sûr, mais également humains. Même l’architecture vernaculaire, qu’on pourrait penser indépendante du pouvoir, du moins du pouvoir politique, reste néanmoins une affaire de capacités et de moyens : pouvoir domestique du pater familias, pouvoir politique du chef du village, pouvoir religieux du prêtre. L’architecture est le plus souvent la manifestation visible de cette énergie invisible que constitue le pouvoir, quelle qu’en soit la nature.
Du reste, quand on pense à
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