Tout change. Tout évolue. Rien n’est stable. Les cailloux remontent dans mon jardin. Les océans s’élèvent et les fontaines s’épuisent. Les forêts s’éclaircissent et le désert avance.
Le Galiléen le proclamait déjà : « les renards ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le fils de l’homme n’a pas de lieu où il puisse reposer sa tête » (Mt 8, 20 et Lc 9, 58). Et pourtant il en a sacrément envie… Alors il imagine, ou il rêve, un endroit stable en dehors du courant du temps qui l’emporte. Un centre immobile aussi ardemment souhaité qu’une place de stationnement en centre-ville.
Le monde des humains s’agite. Les SUV frôlent les trottinettes. Chacun se dirige vers une destination qui
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