Rien qu’un rêve, un baiser, Un souffle plus léger Qu’une ombre de la lune. Mille doigts frissonnants sur les feuilles argentées D’un bouleau foisonnant. Mille et rien pour courir Comme un voleur d’amour À qui tout est offert. La porte va s’ouvrir Et montrer les atours Qui le tiennent à couvert. Bourrasque échevelée Le cœur cogne à mon cœur. Le lointain dessiné À l’horizon s’approche, Me noue à ses couleurs Et me fait cent reproches De tant m’être attardé. J’ai recueilli l’amour Pleurant, abandonné Après quelques beaux jours Qu’on avait abusés. Il a suffi d’un rêve Pour le voir s’envoler, se poser sur les lèvres D’un baiser échangé De nouveau plus léger Qu’une ombre
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