Dans les langues indo-européennes – au moins celles que je connais – l’ouvrage se dit en deux mots : le travail, vieil instrument de supplice, bâti cubique de poutres équarries, anciennement à trois pieux, où l’on plaçait les animaux – chevaux ou bœufs – pour les ferrer ; le travail, donc, par lequel servilement ou théologiquement obligés nous suons, souffrons et nous échinons. Ce travail, la langue française le distingue de l’œuvre, libérale, personnelle et productrice. De même, l’anglais, un peu autrement mais avec une intention semblable, sépare work de labour, et l’allemand arbeit de werk.
Vous reconnaissez aussitôt dans œuvre, work et werk, une même famille linguistique construite sur une origine grecque, facile à retrouver dans lesCet article est réservé aux abonnés de la revue.
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