Nous ressentons avec une certaine désespérance que la société des hommes traverse des turbulences dangereuses et que dans ce chaos chacun s'inquiète de son avenir. Pourtant les sciences et les techniques progressent, la morale et les lois deviennent plus humaines, la civilisation est visiblement en marche. Alors pourquoi s'alarmer, sinon parce que l'homme souffre, que le progrès ne lui apporte pas le bonheur espéré et qu'il n'en bénéficie pas pour progresser lui-même ?
La barbarie que nous prêtons aux autres époques ou aux autres civilisations est encore présente dans les têtes et les cœurs, collectivement et individuellement. L'homme est toujours l'animal cruel, vaniteux et orgueilleux prêt à sacrifier l'autre, à en faire un ennemi à immoler sur l'autel
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