En pleine époque de lutte pour la séparation de l'Église et de l'État, le général André, ministre de la Guerre, désireux de républicaniser l'armée en la laïcisant, fait appel aux loges maçonniques du Grand Orient pour établir des fiches de renseignements sur les opinions politiques et religieuses des officiers. L'affaire des fiches éclate un an plus tard ; le scandale est énorme.
« Il n'est point de secret que le temps ne révèle » dit Narcisse, le gouverneur de Britannicus, à Néron dans la tragédie de Racine (Acte IV, scène 4). Or, ces révélations-là commencent toujours par un esclandre, comme dans « L'affaire des fiches ».
Le 4 novembre 1904, en pleine session parlementaire, le député nationaliste
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