La Franc-Maçonnerie, comme l'immense majorité des Français, avait salué l'avènement de l'Empire avec enthousiasme. Elle n'avait pas eu à se plaindre d'un régime sous lequel elle avait connu une magnifique renaissance, et qui ne lui avait guère fait sentir le poids de son autorité que pour mettre un terme à ses divisions.
C'est en effet Napoléon, conseillé par Cambacérès, qui dès 1804 avait réalisé son unité en invitant les Écossais à s'intégrer au Grand Orient, et celui-ci à les accueillir sur le pied d'une parfaite égalité. C'est Joseph et Cambacérès qui, en septembre 1805, alertés par Kellermann, avaient contraint le Grand Orient à respecter ses engagements envers le Rite Ancien et Accepté, en « attachant à cette concorde intime
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