Albert Monosson. – François Collaveri, le livre que vous venez de publier dans la Bibliothèque Historique de l'éditeur Payot, avec une préface de Georges Dumézil, de l'Académie française, est le développement d'une thèse que vous avez soutenue, l'an dernier, devant l'université de Poitiers. Vous avez intitulé votre livre La Franc-Maçonnerie des Bonaparte1. Pourquoi avez-vous choisi ce sujet ?
François Collaveri. – Parce qu'à mon avis le rôle des loges maçonniques du Premier Empire n'a pas suscité chez les historiens le même intérêt que celui des loges d'avant la Révolution.
Or, jamais la Franc-Maçonnerie ne fut associée de si près à la politique d'un gouvernement que pendant la période impériale. Elle était patronnée par l'Empereur, placée sous l'autorité
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