La course du soleil s’est infléchie sur le plan de l’écliptique et ses rayons ne parviennent plus à la terre que pâles et atténués. Le vent balaie ciel et terre tandis que la pluie s’applique à la grande lessive d’hivernage. Le chant de l’oiseau s’est fait rare. Les animaux hibernants sont plongés dans leur longue léthargie, la graine s’est plus profondément enfouie dans le sol. La Nature a entamé son annuelle retraite, tout s’est ralenti, jusqu’au cours de la sève au cœur de l’arbre. Seul le temps, même au jour le plus court, a conservé son rythme, les secondes succédant aux secondes, comptées au métronome de l’éternité.
À contempler la Nature ainsi au repos et sous l’emprise du
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