À une époque où les Droits de l'Homme ont acquis leurs titres de noblesse, il semble paradoxal de s'attacher à ses Devoirs comme s'ils étaient oubliés voire abolis dans les consciences. Chacun de nous étant persuadé du contraire, la justification du sujet se fonde sur le souci de mettre un peu d'ordre dans un domaine où règne la confusion.
Le mot devoir, pris au singulier et au pluriel, est utilisé en dépit du bon sens. N'existant ni en grec ni en latin, il s'applique à une variété infinie d'obligations qui ont en commun d'attrister l'individu. La perversion du langage est telle qu'on fait grise mine en évoquant les « devoirs de vacances », les « devoirs conjugaux »,
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