« À force de construire, je crois bien que je me suis construit moi-même. » – Paul Valéry
Pour Plotin, néoplatonicien (205-270), le savoir qui permet la construction architecturale doit mêler connaissances divine et sensible ; l'architecte est alors la métaphore de ce qui « ré-assemble », non en supprimant toute distance, mais en « re-produisant » l'ordre.
De l'édifice, l'architecte est le médiateur. Il élève l'âme en présentant dans l'évidence l'image de l'Invisible, c'est-à-dire l'Unité d'une harmonie que le maçon ne voit pas, mais que l'architecte voit par l'œil intérieur. L'extase plotinienne, pur mouvement de l'intelligence, s'oppose radicalement à la révélation.
Le temple apparaît donc comme un ensemble structuré et ordonné, définissant un espace sacré.
Cet article est réservé aux abonnés de la revue.
Envie de lire la suite ?
Débloquez immédiatement cet article et tous les autres grâce à notre offre d’abonnement
Déjà abonné ? Connectez-vous.
Articles du numéro 138 :
Prenez connaissance de nos derniers numéros de revue « Points de Vue Initiatiques ».
Disponibles sur notre plateforme.
Ces articles peuvent vous intéresser