Quand il s'agit de Mozart et de la franc-maçonnerie, les mythes ne s'additionnent pas : ils se multiplient. Inutile, en effet, d'insister sur la fascination que la franc-maçonnerie exerce sur l'imaginaire européen depuis trois siècles et que stimule la méconnaissance très générale de l'histoire des institutions et des pratiques maçonniques1. Quant à Mozart, objet de tant de légendes, les rapports de l'homme et de l'œuvre avec la franc-maçonnerie ont nourri infiniment plus de commentaires que dans le cas des nombreux autres compositeurs francs-maçons, de Geminiani à Sibelius en passant par Cherubini, Liszt ou Meyerbeer, pour ne citer que quelques noms.
À cet égard, le silence se fait légende. Il n'est pas rare que des auteurs s'efforcent de cacher
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