« Un livre, qu'on le lise ou qu'on l'écrive, doit être soluble dans la vie » a dit le poète Jean Grosjean. Cette exigence qui pourrait paraître utopique, j'ai eu l'occasion de la voir mise en acte au quotidien par Daniel Pons, au cours des quinze années durant lesquelles j'ai suivi de très près son itinéraire. Son œuvre tout entière était présente dans sa vie, sa vie toute entière demeure présente dans son œuvre. Présente par l'écrit, trace d'une parole – car chez lui, comme dans toutes les grandes traditions spirituelles, le verbe a toujours été premier ; présente aussi par la photographie, trace d'une expérience de visionnaire.
La poésie, ici, n'a plus grand-chose à voir avec la
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